20/11/2006

Le chant du vent,

 

 

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Enfant écoutes le chant du vent,

Perçois ses hurlements écoutes longuement,

Entends tu ce qu’il dit ?

Entends tu ce qu’il crie ?

Partout il s’infiltre gémissant,

La complainte de la terre à bout de force,

Ecoutes son chant qui te dit lancinant,

Depuis toujours j’aime cette terre votre nourricière,

Depuis la nuit des temps je la flirte gentiment,

La caressant au passage d’une bouffée d’oxygène,

Que je cueille au feuillage de sa flore,

L’emmenant rejoindre la grande marée,

Aujourd’hui je la regarde si tristement,

Humain que lui as-tu fait elle est si délabrée !

Tu aurais pu l’entretenir,

Elle qui ne voulait que te servir de ses fruits frais,

Mais tu l’as maîtrisée pillant à outrance,

Tout ce qu’elle voulait te donner,

Tu t’es servit d’elle la réduisant à néant,

Défrichant ses forêts installant ton béton !

Rasant ses prairies au gré de ta fantaisie,

Coulant le macadam tu as brûlé la grande dame.

Te grisant de joie  au vu des résultats,

Ne pensant qu’as toi tu as oublié qu’elle vivait,

Et qu’elle te faisait vivre jusqu'à s’appauvrir !

Enivré tu ne peux stopper le processus engagé,

La vidant de son sang, lui volant ses forêts !

Tu la regardes s’amenuir sans plus pouvoir agir,

Que laisseras tu donc aux générations à venir ?

Humain tu t’es donné le pouvoir de détruire,

Elle a tremblé d’effroi mais tu ne t’en soucies pas !

Aujourd’hui je viens vengeur réchauffé de sa douceur,

Ma colère est grande et je vais me lever,

Je serais si puissant que tu m’appelleras tornade,

tornade

 

Je viens pour détruire tout ce qu’il t’a plu de bâtir,

Je serais si puissant pour la venger ma toute belle,

Que même tes cris de stupeur je les transformerais

En horreur jusqu'à ce que tu t’écroules.

Je vais sur toi soufflé si fort,

Que je te ferais rouler jusque dans ta tombe.

Je déchaînerais tous les éléments,

Qui viendront au mien joindrent leurs chants,

L’océan se fera houleux de ses vagues gigantesques,

Te souviens tu ? Je l’ai déjà fais,

Elles emporteront tout sur leurs passages.

Les volcans s’éveilleront et le feu nous accompagnera,

Il brûlera vos maisons vous serez sans toit !

Tu as provoqué le réchauffement,

Tu vas brûler dans ta stupidité, et moi le vent,

Je continuerais d’hurler je t’effarerais !

Il n’existera plus un endroit ou tu pourras te cacher,

Lorsque tu seras à genoux pleurant, tremblant,

Le coup de grâce te sera donné !

Et il ne restera que ceux qui se sont insurgés,

Contre tes pratiques éhontées,

A eux leur sera rendu une terre nettoyée,

Ou même les guerres seront stoppées et  oubliées.

Marie Christal

©®

 

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19:43 Écrit par Marie-Christal dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vent, colere, tornade, vengance, plume blanche |  Facebook |