26/12/2007

Ils vinrent aux portes des cieux,

 

 

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Ils vinrent mille,

Et  de ne point être reçus, ils repartirent tous déçus

Ils vinrent dix milles,

Mais tous furent rejetés et ils s’en sont allés

Ils vinrent cent mille,

Mais tous dans la combativité  ils se sont retirés l’âme mortifiée,

Il en vint un,

Qui vêtu de haillons,

N’osa frapper de crainte d’être à son tour rejeté,

Mais voici qu’une voix se fit entendre et l’invita à entrer

À la porte se trouvait un ange qui après l’avoir brièvement regardé

Il s’en alla auprès du roi des rois et dis

Seigneur il en est un,

Qui cache un cœur bon et une âme pure derrière ses haillons,

Le roi dit alors,

Qu’on le fasse entrer

Qu’il soit débarrassé de ses haillons,

Qu’on le couvre de vêtements riches brodés de fil d’or,

L’ange obéit et sur le champ ce fut accomplit

Il fut  mis à la place d’honneur à la table du roi des rois,

Il festoya avec le seigneur mangea rit

Mais après le repas il ôta ses somptueux vêtements,

Il se revêtit de ses haillons,

Et se retira sans bruits,

Le seigneur observa il ne dit mot de cela,

Mais lorsque humblement il fut parti,

Le seigneur roi des rois dit

En lui est la grâce,

Mais il ne voulut pas de gloire,

Qu’il soit béni jusqu’à la fin des temps.

 

Marie Christal

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