14/07/2006

La plume du maître, (21ème)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maître vint, s’assied devant sa grande table,

Un instant il observa le vieux bois ciré,

Mais il ne le voyait pas plongé dans ses pensées,

Soudain il saisit sa plume, et,

Se mit à écrire sur la page blanche,

 

Il est certes plus facile pour l’homme,

De se laisser par son esprit subjuguer,

Plutôt que de lui-même le subjuguer,

D’un esprit incontrôlé l’homme est soudoyé,

Il ne possède point de personnalité,

La sagesse ne peut l’habiter,

Il ne peut prétendre être,

Que de part sa seule existence,

L’homme qui au contraire aura oser,

Prendre le contrôle de lui-même,

Et son esprit maîtriser,

Obtiendra de la vie le pouvoir de son fondement,

Il lui sera révélé bien des secrets,

Car d’un esprit clair au voile levé,

La vie n’a plus elle-même rien a cacher,

L’être sera fort et brillant mais

Il se préservera de s’en vanter,

Alors on reconnaîtra en lui,

Celui qui a le pouvoir de l’esprit,

Mais de ces êtres la il n’en est plus guère,

De ces êtres la, la vie manque cruellement,

 

Le maître se relu,

Passa la main dans sa longue barbe d’argent,

Il aquiesca, signa et s’en alla.

Marie Christal

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