24/09/2006

Coté et espoir d'une vie détruite,

 

 

 

 

 

Doux espoirs je comptais tant sur vous,

Vous m’auriez conduite vers une vie de valeur,

Mais voici qu’aujourd’hui tout autour de moi,

Il n’y a qu’épaisse fumée noire,

D’un cœur flambant pour la vie,

Qui la laisse tomber.

 

Je cherche le chemin,

Mais mes yeux n’y voient plus rien,

Je cherche en mon cœur,

Mais il flambe et ce n’est pas de bonheur,

Pourrais je une fois, oui une seule fois,

Laisser les bras tomber,

Et me laisser aller, à pleurer,

Verser toute les larmes de mon corps.

 

Jusqu'à ce que je m’endorme,

Pour rejoindre mon pays d’Hor,

Mes anges s’en sont allés,

Mes fées m’ont oubliées,

Je reste la enténébrée ne sachant plus,

De quel côté aller.

 

Non je n’étais pas invincible,

J’attendais aussi de la vie un signe,

Mais de moi tout semble s’être écarté,

Et mon âme est écartelée,

Je ne demandais pas trop,

Juste un peu de joie de vivre, de bonheur,

Juste un peu de beau.

 

Quelques années ou c’eût été la vie qui,

A son tour m’aurait donnée quelques atours,

Pour m’en parer et me sentir belle devant elle,

Mais les flammes qui mutilent mon cœur,

Sont celles du désespoir abonnée du malheur,

Me reconnaissez vous ?

 

Moi la mutilée celle dont on parle mais,

Dont on ose si peu montrer,

Ils sont arrivés un jour les grands,

Fouillant chaque parcelle de ma douleur,

Espérant y trouvé or, cuivre, zinc,

Pierre précieuse faisant leur bonheur,

Puis il y eu ce sang de mes veines,

Qu’ils ont nommés pétrole,

Me reconnaissez vous maintenant ?

 

 

 

Je suis ce coté, ou de vos vacances,

Vous ne viendriez jamais,

Par crainte d’apercevoir,

Ce que vos yeux refusent de voir,

Pas d’hôtel luxueux pour vous y accueillir,

Mais quelques huttes de branches pourries,

Dont mes enfants doivent se contenter,

Quand ils ont beaucoup d’argent,

Pour se l’acheter.

Me reconnaissez vous ?

 

Vous pleurez sur vos petits malheurs,

Mais votre vie opulente vous aveugle,

Vous faites soigner des plaies d’enfance,

Qu’il vous suffirait de laisser choir

Dans le passé.

Vous reconnaissez vous ?

 

Vous regardez avec dédain,

Ceux qui meurent de faim,

Vous faite un don pour vous sentir mieux,

Mais la réalité vous rebute.

Vous reconnaissez vous ?

 

Oh doux espoir je comptais sur vous,

Ils avaient dits tout va changer,

Et je suis dans l’épaisse fumée noire,

Que dégage mon cœur enflammé,

Qu’une bombe vient embraser.

 

Je suis la entenébrée ne sachant

Vers qui me tourner,

Mes enfants de dix ans pèsent 12kilos,

Les marchands de diamants en pèsent 120.

Dites vous reconnaissez vous maintenant ?

 

 

Mes anges s’en sont allés trop loin,

Mes fées ont oubliées qu’il y avait ce coté,

De mes ténèbres ou vous m’avaient plongée,

Le seul espoir qui me reste est une petite clarté,

Qu’elle se nomme vie ou mort,

Mais elle viendra mes enfants délivrés,

Et je resterais seule à les pleurer !

 

Signé : une partie de la terre nommée,

Pays en voie de développement.

 

Marie Christal

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