05/02/2007

La plume du maître (fin du tome 1)

 

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Le maître vint, il marchait avec peine,

Lentement il s’assied devant sa grande table,

Il saisit sa plume, et, se mit à écrire.

Mes bien-aimés il me fut offert le droit,

De connaître la dernière heure de ma destinée,

Et celle-ci est enfin arrivée.

Toutefois…

Je ne puis vous quitter sans vous raconter une histoire,

Ce sera peut être la plus longue, mais lisez donc !

Un jour Dieu créa la terre, il la para de merveilleux atours,

Faune, flore, océan bleus, ciel ou toutes les couleurs,

S’y mélangent à chaque aube, et chaque aurore,

Pui il y plaça l’homme et il fit de même.

Couleurs, races, adaptées selon l’endroit,

Ou ses chères créatures doivent vivres en paix,

Et en harmonie avec tout et tous !

Si d’un peu de bon sens vous comprenez cela,

Alors…

N’aimez que Dieu lui-même en sa bonté et justice,

Rendez-lui grâce en accomplissant ses bienfaits,

Ne haïssez que la haine, n’excluez que l’exclusion

Elle-même.

Offrez un cœur tendre ou seul l’amour universel aura place.

Soyez tendres mais pas avec vous-même,

Tendez la main vers ceux qui crient au secours,

Offrez votre pain de ce jour, à celui qui a faim,

Car pour vous, il y en aura encore demain.

Respectez toutes choses de la création,

Boisez les forêts, laissez les fleurs s’éclorent

Observez toute chose avec les yeux de l’amour,

Le cœur emplis de bonheur, de paix,

Prenez soin de ce qu’il vous reste encore,

L’eau, l’énergie, soyez économes il en va

De la continuation de la terre elle-même.

Voyez chaque être comme un frère,

Non comme un ennemi à abattre.

Chassez et tuez les armes, non les hommes !

Voyez toute chose comme une merveille,

Que vous découvriez pour la première fois.

Alors votre esprit sera en paix, votre être serein,

Et vous aurez l’âme claire.

Mais sachez, et n’oubliez jamais que

Il ne suffit pas d’ouvrir les yeux pour regarder,

Encore faut-il vouloir voir !

Alors de votre vie, vous aurez accomplis grand destin !

Maintenant je peux vous quitter, je vous ai enseigné.

Lentement le maître pris sa feuille, qu’il tenait difficilement ;

Il se relu, il acquiesça, il signa,

Puis trop affaibli s’installa dans son fauteuil bleu roi.

Doucement il vit défiler devant lui des images,

Qui n’étaient autres que celles de toute sa vie,

En spectateur il observa, puis il s’endormit

Pour la dernière fois.

Lorsque les portes de lumières devant lui s’ouvrirent,

Il vit deux anges aux ailes d’or qui lui tendirent la main,

Le maître se leva, et, il s’en alla.

Marie Christal

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