10/01/2007

L'éducation sentimentale de Flaubert.

Le soleil dardait d'aplomb, en faisant reluire les gabillots de fer autour des mâts, les plaques du bastingage et la surface de l'eau ; elle se coupait à la proue en deux sillons, qui se déroulaient jusqu'au bord des prairies. À chaque détour de la rivière, on retrouvait le même rideau de peupliers pâles. La campagne était toute vide. Il y avait dans le ciel de petits nuages blancs arrêtés, – et l'ennui, vaguement répandu, semblait alanguir la marche du bateau et rendre l'aspect des voyageurs plus insignifiant encore. [...] Frédéric, pour rejoindre sa place, poussa la grille des Premières, dérangea deux chasseurs avec leurs chiens.Ce fut comme une apparition : Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu. Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière. Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.FLAUBERT, L'Éducation sentimentale, 1869, I.

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L'ange de mes nuits,

 

 

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Lorsque les fées se sont penchées sur mon berceau,

Elles m’offrirent le droit de te rencontrer.

Une nuit venant jusqu'à moi,

À mes yeux éblouis, scintillant tu étais la,

De ma vie il ne m’avait jamais été donné,

De rencontré plus bel ange que toi,

Mais avant même que l’aube ne soit levée,

Sans un bruit tu t’en étais allé.

Depuis je t’attends chaque nuit,

Les yeux parés d’embruns avant le petit matin,

Seule je m’enivre de ma tristesse,

Conservant en mon cœur l’immense espoir,

Que tu viendras m’ôter ma détresse ce soir.

Marie Christal

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07/01/2007

Le grand mystère dévoilé,

 

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A l’aube du grand mystère qui va se dévoiler,

Elles vinrent de toutes parts par milliers,

Dans leurs essences suprêmes de bonté,

Elles se trouvaient la sublimées,

Douces et si belles fées,

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Elles sortirent des bosquets enchantés,

Et les anges dans cette gloire les accompagnaient,

Tous étaient parés de leurs plus beaux atours,

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Magies et divinités se sont assemblées,

Pour venir contempler, ce qui est attendu,

Depuis la nuit des temps qui va enfin s’éclairer,

Quand l’aube du grand mystère va se lever,

Fleurira alors sur le monde une rose qui va éclore,

Sublime de couleur arc-en-ciel inconnue aux hommes,

Son parfum suave enchantera toute la terre,

Et il n’en restera pas un qui ne soit sous son charme,

Une symphonie allègre de toute part sera entonnée,

De sa naissance sera connu le mystère de l’alliance,

De la magie suprême et de la perfection même,

Répondant au nom de divinité,

La rose elle sera baptisée du  doux prénom

D’Amour et Paix.

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Marie Christal

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29/12/2006

Bonne année 2007

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Bonne année 2007

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13/12/2006

Qui de tous,

 

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Il était à la croisée des chemins un chêne,

Fort de ces centaines d’années d’existence,

Vigoureux il offrait en été de son feuillage,

L’abri verdoyant contre les ardeurs du soleil.

Plus loin dans les champs, s’épanouissaient

Les arbres les arbres chargés de fruits mûrs,

arbres fruitiers

 

La conversation s’engagea entre ces derniers,

Et le chêne qui ne demandait qu’a converser,

Le pommier demanda au chêne,

Dis-moi pourquoi es tu ici et non dans la forêt ?

Le chêne poussa un long soupir et répondit,

Je préfèrerais y être mais il me fut ordonné,

De grandir ici et de m’épanouir de mes larges branchages.

Mais pourquoi demanda le cerisier nous sommes à notre place,

Le chêne réfléchit un instant avant de répondre,

Il s’agissait de trouver la, la réponse sage !

Lorsque le cavalier qui passe ici s’arrête un instant,

Pour à la source claire se désaltérer, il vient ensuite

S’assoir à l’ombre de mon feuillage pour s’y reposer.

Les arbres fruitiers se mirent à rirent aussitôt,

Et grande fut la déception du vieux chêne,

Et ils se mirent à ricaner, avant de se reposer,

Ils viennent d’abord jusqu'à nous savourer nos fruits,

Et toi à part de l’ombre que leur fais tu savourer ?

Le vieil arbre trop ému ne savait que répondre,

Et le prunier d’ajouter à l’automne tu les assomme,

Lorsqu’ils reçoivent tes glands sur la tête.

Le vieil arbre n’en pouvait plus, il était meurtri

De tant de méchancetés auxquelles il ne savait que répondre,

La source elle-même dont la fraîcheur de l’eau,

Était préservée par le grand roi, semblait s’amenuir,

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Lorsque l’automne s’en vint, il ne portait pas de glands,

Les cavaliers s’en inquiétèrent voyant le grand arbre affaibli,

La source le supplia de ne pas se laisser aller,

Les oiseaux venaient par milliers dans ses branches,

Et lui chantaient tous leurs plus douces mélodies,

Mais rien n’y fit le vieil arbre se laissa mourir,

Dans une profonde tristesse de n’être pas en forêt,

La ou semblait t’il sa place était parmi ses frères.

Lorsque l’hiver fut passé, et que revint le printemps,

Le vieux chêne ne donna plus aucun signe de vie,

Pas de vert feuillage pour faire ombrage,

La source désappointée su que son eau allait chauffé,

Et sans un chant cristallin s’en alla plus loin,

Irrigant au passage quelques champs qui se mirent à fleurir.

fleurs des champs

 

La croisée des chemins ne fut plus empruntée par les cavaliers,

Et bientôt les arbres fruitiers allaient pleurer de regrets,

Les ronces envahirent les terres, qui se mourraient de soif,

Et à leur tours les arbres qui de leurs cruautés firent mourir le roi,

S’éteignirent petit à petit sans plus jamais avoir porté de fruits.

terres arides

 

Il ne resta alors qu’une terre aride, dont les rapaces se saisirent,

Pour en faire leur endroit où ils peuvent se cacher en toute quiétude.

Il pourrait y avoir plusieurs morales à cette histoire,

Mais la plus importante de toute serait de croire, toi qui que tu sois,

Si tu es la, c’est quelqu’un de plus grand que toi, l’a décidé comme ça.

Seconde morale : Tu es grand fort et vigoureux, mais pourtant,

Tu n’as pas encore placé en toi la force qui te permettra,

D’ignorer la jalousie et la cruauté même des plus petits,

Et tu te laisses dévaster plutôt que de résister.

Troisième morale : Tu périras par ou tu as péché.

Qui de tous l’a emporté ?

Marie Christal

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18:14 Écrit par Marie-Christal dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sagesse, plume blanche |  Facebook |