13/12/2006

Qui de tous,

 

images

 

Il était à la croisée des chemins un chêne,

Fort de ces centaines d’années d’existence,

Vigoureux il offrait en été de son feuillage,

L’abri verdoyant contre les ardeurs du soleil.

Plus loin dans les champs, s’épanouissaient

Les arbres les arbres chargés de fruits mûrs,

arbres fruitiers

 

La conversation s’engagea entre ces derniers,

Et le chêne qui ne demandait qu’a converser,

Le pommier demanda au chêne,

Dis-moi pourquoi es tu ici et non dans la forêt ?

Le chêne poussa un long soupir et répondit,

Je préfèrerais y être mais il me fut ordonné,

De grandir ici et de m’épanouir de mes larges branchages.

Mais pourquoi demanda le cerisier nous sommes à notre place,

Le chêne réfléchit un instant avant de répondre,

Il s’agissait de trouver la, la réponse sage !

Lorsque le cavalier qui passe ici s’arrête un instant,

Pour à la source claire se désaltérer, il vient ensuite

S’assoir à l’ombre de mon feuillage pour s’y reposer.

Les arbres fruitiers se mirent à rirent aussitôt,

Et grande fut la déception du vieux chêne,

Et ils se mirent à ricaner, avant de se reposer,

Ils viennent d’abord jusqu'à nous savourer nos fruits,

Et toi à part de l’ombre que leur fais tu savourer ?

Le vieil arbre trop ému ne savait que répondre,

Et le prunier d’ajouter à l’automne tu les assomme,

Lorsqu’ils reçoivent tes glands sur la tête.

Le vieil arbre n’en pouvait plus, il était meurtri

De tant de méchancetés auxquelles il ne savait que répondre,

La source elle-même dont la fraîcheur de l’eau,

Était préservée par le grand roi, semblait s’amenuir,

source

 

Lorsque l’automne s’en vint, il ne portait pas de glands,

Les cavaliers s’en inquiétèrent voyant le grand arbre affaibli,

La source le supplia de ne pas se laisser aller,

Les oiseaux venaient par milliers dans ses branches,

Et lui chantaient tous leurs plus douces mélodies,

Mais rien n’y fit le vieil arbre se laissa mourir,

Dans une profonde tristesse de n’être pas en forêt,

La ou semblait t’il sa place était parmi ses frères.

Lorsque l’hiver fut passé, et que revint le printemps,

Le vieux chêne ne donna plus aucun signe de vie,

Pas de vert feuillage pour faire ombrage,

La source désappointée su que son eau allait chauffé,

Et sans un chant cristallin s’en alla plus loin,

Irrigant au passage quelques champs qui se mirent à fleurir.

fleurs des champs

 

La croisée des chemins ne fut plus empruntée par les cavaliers,

Et bientôt les arbres fruitiers allaient pleurer de regrets,

Les ronces envahirent les terres, qui se mourraient de soif,

Et à leur tours les arbres qui de leurs cruautés firent mourir le roi,

S’éteignirent petit à petit sans plus jamais avoir porté de fruits.

terres arides

 

Il ne resta alors qu’une terre aride, dont les rapaces se saisirent,

Pour en faire leur endroit où ils peuvent se cacher en toute quiétude.

Il pourrait y avoir plusieurs morales à cette histoire,

Mais la plus importante de toute serait de croire, toi qui que tu sois,

Si tu es la, c’est quelqu’un de plus grand que toi, l’a décidé comme ça.

Seconde morale : Tu es grand fort et vigoureux, mais pourtant,

Tu n’as pas encore placé en toi la force qui te permettra,

D’ignorer la jalousie et la cruauté même des plus petits,

Et tu te laisses dévaster plutôt que de résister.

Troisième morale : Tu périras par ou tu as péché.

Qui de tous l’a emporté ?

Marie Christal

©®

18:14 Écrit par Marie-Christal dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sagesse, plume blanche |  Facebook |

Commentaires

SUBLIME comme toujours , tres doux week a toi . bisous . yepa .

Écrit par : YEPA | 15/12/2006

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Bonjour Marie-Christal Un bonjour de Duke et bon we.Bisou amical
.

Écrit par : DUKE | 16/12/2006

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Magnifique... Marie cette histoire avec une très belle morale !
C'est un vrai moment de bonheur chez toi que je passe !
Je te fais de gros bisous, Jean-Paul.

Écrit par : Jean-Paul | 18/12/2006

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